POLTERGEIST ET ESPRIT FRAPPEUR
En Français , c'est un esprit frappeur pour désigner tous les phénomènes non expliqués de déplacement d'objets et de bruits divers notamment comme des coups portés contre une porte. Ce type de phénomène est relaté dès le moyen âge.
Saint Augustin pensait que Dieu interdisait aux morts
d'apparaître d'une manière ou d'une autre aux vivants. Par conséquent, tout
phénomène de ce type ne pouvait être que l'oeuvre de démons, de possédés ou
de morts voués à la damnation. Les individus qui subissent les poltergeists
étaient par contagion, promis aux flammes de l'enfer. Par conséquent il n'y a
que très peu de témoignage.
En revanche, les clercs considérèrent que les saints pouvaient apparaître avec l'accord de dieu ou que des morts qui avaient une dette à payer pouvaient apparaître à leur proches pour le faire à leur place.
Il nous reste cependant les récits de personnages illustres. Charles IV de Luxembourg (1348-1378) roi de bohème, empereur du Saint Empire Germanique dès 1355 et fondateur de Prague, nous raconte son expérience, dans un texte rédigé en latin:
Lors d'une nuit agitée dans son château de Prague, il dormait avec l'un de ses gardes dénommé Buschko. Les chandelles étaient restée allumées et un grand feu dans la cheminée, éclairait la pièce. Toutes les portes et les fenêtres étaient fermées.
Les deux hommes s'endorment mais un bruit de pas les réveille. L'empereur demande à son garde de se lever mais celui ci ne voit rien d'anormal, il attise le feu, rallume les chandelles et les torches, boit un verre de vin dans une coupe, la repose sur la table et se recouche. Mais à nouveau, ils entendent des pas et la coupe se lève avant de se projeter toute seule contre le mur. Elle retombe au milieu de la pièce. Les deux hommes, pris de panique se lèvent, se signent et appellent les serviteurs et la garde pour constater qu'il n'y a personne dans la pièce.
Gervais Tilbury maréchal du comté
d'Arles au service de l'empereur Otton IV de Brunswick nous raconte l'histoire
de la veuve du chevalier
Guillaume de Mostiers. Il avait fait jurer à sa femme le jour de leur mariage
que s'il venait à décéder, elle ne se remarierait pas pour préserver les biens
de famille. Après son décès, la veuve respecte son engagement pendant plusieurs
années mais sur les bons conseils de ses amies, elle finit par se remarier. De
retour de l'église où son remariage a été béni, elle le fête au milieu de ses
amis. Soudain elle s'écrit "Misérable que je suis ! J'ai violé la foi de mon
mariage et voici mon mari qui va me tuer avec le mortier" Elle seule voit
son mari, mais tous voient le mortier qui se lève et s'abat sur son crâne lui
faisant sauter la cervelle.
Les phénomènes de poltergeist ne sont tous pas aussi agressifs. Les phénomènes sont généralement spectaculaires et perturbants mais non dangereux. Cliquez sur le bouton sur la droite pour voir un film de phénomènes constatés à la fin du XX ième siècle aux U.S.A.
L'étrange histoire de la Maison du Diable de la ville d'Amityville située sur Long Island au Nord de New York:
Le 13 novembre 1974, à 18h35, la police reçoit un appel téléphonique d'un certain Joey Yeswit pour leur signaler qu’un jeune homme était passé dans un bar pour les informer que toute sa famille avait été tuée. Dix minutes plus tard, la police arrive dans la maison et y découvre avec horreur le meurtre de toute la famille DeFeo. Après plusieurs heures d’interrogatoire, Ronald DeFeo Jr. avoue les crimes de sa mère, de son père et de ses cinq frères et soeurs.
Les corps furent tous retrouvés reposant dans la même position : tous étaient couchés sur le ventre, les bras allongés vers l'avant, comme pour laisser la chance au tireur d'atteindre facilement le thorax ou la tête des victimes. La police pensait que si les voisins n'avaient rien entendu, c'est parce que la maison agissait comme un château fort et aurait assourdi le son. Il n'y a aucune explication plausible pour savoir pourquoi les membres de la famille, tous abattus de nuit, ne se sont pas réveillés. Toutefois, les autopsies révèlent que si les DeFeo n'ont pas été drogués au dîner, Madame DeFeo et une de ses filles se sont réveillées avant d'être assassinées.
Lors
de l'audition préliminaire du 22 septembre 1975, Ronald DeFeo Jr prétend que des
voix lui disaient : "TUE-LES, TUE-LES TOUS". Il est condamné à six peines
consécutives d'emprisonnement de vingt-cinq ans à la prison spéciale de
Danemorra. La maison familiale est alors mise en vente. « Tachée de sang », elle
reste inoccupée pendant plusieurs mois malgré son prix attractif : 80.000 $.
Le 18 décembre 1975, Georges Lutz, 28 ans, propriétaire d'une compagnie de géomètres, visite la propriété avec sa femme Kathleen. Ils viennent de se marier et ont trois enfants d'un premier mariage. Ils croient avoir trouvé la maison de leurs rêves et s'en portent acquéreurs.
Après leur emménagement, la famille constate d’énormes variations de température, la présence de l’odeur écœurante d’un vieux parfum, la formation de taches noires sur les sanitaires et l’apparition de nuées de mouches malgré la saison hivernale. George Lutz est réveillé chaque nuit par un orchestre symphonique très bruyant venant de la cuisine pourtant vide. Les enfants entendent des bruits de griffes frottant contre les murs de leur chambre. Un lion de céramique de plus de un mètre de haut se met à bouger seul. Des empreintes de sabots fourchus apparaissent dans la neige tout autour de la maison. Les traces mènent tout droit à la porte du garage qui avait été arrachée de ses gonds. Les Lutz concluent rapidement que la maison de leurs rêves, était en fait un endroit cauchemardesque. Ils la revendent rapidement. Depuis lors, la maison est passée entre de nombreuses mains et aucun des propriétaires qui l'ont achetée après les Lutz n'a jamais signalé une quelconque manifestation anormale.
Jay Anson écrit un roman sur la maison. En 1979, Stuart Rosenberg en tire un film d'horreur demeuré célèbre sous le titre de "Amityville, la maison du diable". Le réalisateur, qui désirait faire apparaître le Diable engage une personne pour qu'elle en fasse la voix. Cette personne meurt pendant le tournage. Comme la seconde qu'il engage pour la remplacer, décède aussi. Il décide alors à faire la voix par ordinateur.
Durant le tournage du remake de 2005, des lumières s'éteignent et se rallument à plusieurs reprises au milieu de la nuit, sans raison apparente. Des objets disparaissent ou tombent sans raison. Kathleen Lutz décéde à l'âge de 59 ans, lors de la deuxième semaine de tournage du film.
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